Prévisions pour le FTSE 100 à l'horizon 2035 : quelle pourrait être l'évolution de cet indice ?

Scénario de base : le FTSE 100 pourrait afficher une hausse significative d’ici 2035, mais cette progression résultera plus probablement d’une décennie de croissance des revenus, de rachats d’actions et d’une expansion irrégulière des bénéfices que d’un changement durable dans la manière dont les investisseurs évaluent le marché britannique. Un scénario de base réaliste se situe entre 16 368 et 19 901 points, sachant toutefois qu’une forte inflation ou des chocs répétés sur les matières premières pourraient maintenir le marché dans une fourchette étroite pendant plusieurs années.

Cas haussier

21 766 à 25 972

Nécessite à la fois une capitalisation et un réajustement.

Cas de base

16 368 à 19 901

Le plus réaliste serait que le FTSE reste un marché axé sur les revenus.

Étui à ours

10 373 à 12 552

Une décennie de faibles multiples limiterait tout de même la hausse

lentille principale

L'argent avant le glamour

La thèse de la décennie porte sur la durabilité, pas sur l'excitation.

01. Contexte historique

Une prévision FTSE 2035 repose en définitive sur une thèse selon laquelle la génération de trésorerie peut survivre à plusieurs cycles économiques.

Les prévisions d'indices sur dix ans sont erronées lorsqu'elles reposent sur une hypothèse de croissance linéaire. Pour le FTSE 100, il est plus pertinent de se demander si l'indice peut continuer à convertir la croissance nominale mondiale en dividendes et en bénéfices, même en cas d'évolution du contexte macroéconomique. La réponse est probablement affirmative. La question plus complexe est de savoir dans quelle mesure cette croissance se traduit par une valorisation plus élevée.

Scénario éditorial visuel pour le FTSE 100
Le scénario de 2035 repose davantage sur une génération de trésorerie répétée que sur une réévaluation ponctuelle.
Cadre du FTSE 100 à l'horizon 2035
HorizonCe qui compte le plusÉvaluation actuelleQu'est-ce qui affaiblirait la thèse ?
1 à 3 moisSentiment macroéconomiqueToujours sensible à la vitesseLes surprises inflationnistes restent à la hausse.
6 à 18 moisdurabilité du cycleSoutenu par la composition des bénéfices mondiauxLes matières premières et les bénéfices bancaires diminuent simultanément.
Jusqu'en 2035Résilience des flux de trésorerie à travers les cyclesConstructif mais cycliqueLes rendements du capital s'affaiblissent et la croissance relative reste faible

Le contexte actuel n'est pas alarmant. L'indice FTSE de BlackRock affichait un PER de 16,73 et un ratio cours/valeur comptable de 2,31 fin avril 2026, tandis que les données officielles britanniques indiquaient une croissance toujours positive et une inflation toujours supérieure à l'objectif. Cette situation plaide en faveur d'un potentiel de rendement positif à long terme, mais ne justifie pas de supposer naïvement que la prochaine décennie sera facile.

Le principal atout stratégique du FTSE 100 réside dans le fait qu'il n'a pas besoin de multiples de croissance à l'américaine pour être performant sur le long terme. Son principal risque stratégique est qu'il puisse apparaître sous-évalué pendant de longues périodes, tandis que d'autres marchés captent les capitaux les plus importants.

02. Forces clés

Qu'est-ce qui compte pour les perspectives à dix ans du FTSE ?

Le premier facteur est le risque de réévaluation. Un multiple de bénéfices initial d'environ 15 % est gérable, mais pas suffisamment bas pour éliminer le risque de cycle.

Le second facteur est le régime inflationniste. Les données de l'ONS indiquent que l'inflation restera supérieure à l'objectif en 2026. Une décennie marquée par des pics d'inflation répétés maintiendrait les taux d'actualisation britanniques à un niveau élevé et rendrait la capitalisation des intérêts à long terme plus instable.

Le troisième facteur est la solidité du secteur. Si les valeurs bancaires, de la santé, de l'énergie et industrielles continuent de générer des flux de trésorerie positifs à différentes phases du cycle, le FTSE peut encore offrir des rendements respectables à long terme, même sans forte croissance du chiffre d'affaires.

Le quatrième facteur est la discipline financière. Sur une période de dix ans, la politique de distribution des dividendes, les rachats d'actions et la qualité des réinvestissements importent davantage que les fluctuations macroéconomiques sur une seule année.

Évaluation des facteurs du FTSE 100 sur dix ans
FacteurÉvaluation actuelleBiaisDéclencheur haussierDéclencheur baissier
point de départ de l'évaluationJuste, pas délavéNeutreRéévaluation légère avec une meilleure crédibilité de l'inflationDéclassements répétés suite à des chocs macroéconomiques
Profil de revenuSoutien structurelHaussierLes rendements du capital restent durablesLes réductions de distribution apparaissent en période de ralentissement économique.
Régime macroL'incertitude demeure.NeutreInflation moyenne plus faible et rendements réels stablesL'inflation intermittente maintient les coûts du capital à un niveau élevé.
structure sectorielleGénérateur de liquidités mais cycliqueNeutreLes secteurs de la santé, de l'industrie et de la banque élargissent leur leadershipL'indice reste otage des matières premières uniquement
Évaluation relativeMoins cher que ses concurrents américainsHaussierLes investisseurs mondiaux réévaluent l'exposition au Royaume-UniLe faible coût persiste sans réallocation.

Le cinquième facteur est le coût d'opportunité relatif. Le FTSE peut progresser en valeur absolue tout en décevant si d'autres marchés développés continuent d'absorber les capitaux privilégiés. C'est pourquoi, pour une perspective haussière à long terme, il est nécessaire d'observer à la fois une croissance absolue et un certain resserrement de l'écart de valorisation.

03. Contre-étui

Le scénario pessimiste qui dure depuis dix ans est un piège à faible multiple.

Un scénario défavorable en 2035 n'implique pas nécessairement un effondrement structurel profond des entreprises britanniques. Il suffit que le marché reste englué dans un équilibre de faible dynamisme, où l'inflation connaît des résurgences périodiques, les rendements réels demeurent élevés et les capitaux continuent de s'orienter ailleurs.

Ce risque est plausible car les données actuelles sur l'inflation restent préoccupantes et la composition sectorielle du FTSE peut donner l'impression d'une économie ancienne sur des marchés axés sur la croissance. Même des bénéfices stables ne suffiront peut-être pas à redresser la performance des cours si le marché ne croit jamais à une valorisation finale plus élevée.

Un autre risque réside dans l'évolution de la situation politique et réglementaire. Les investisseurs à long terme ne peuvent ignorer les changements fiscaux, énergétiques, financiers et réglementaires lorsque l'indice est dominé par des secteurs sensibles aux politiques publiques.

Principaux risques à long terme
RisqueDernières donnéesPourquoi c'est importantQue faut-il surveiller ensuite ?
Piège à faible multipleLa valorisation du FTSE a déjà été réévaluée par rapport à ses précédents creux.Marge de sécurité initiale plus faible que les années précédentesRatio cours/bénéfice relatif par rapport à l'Europe et aux États-Unis
Volatilité du régime d'inflationIndice des prix à la consommation (IPC) de 3,3 % et inflation des services de 4,5 % en mars 2026Les chocs inflationnistes répétés nuisent à la durée et aux multiples de valorisation.Tendances de l'inflation à moyen terme et rendements obligataires
Dépendance aux matières premièresL'énergie demeure un facteur de croissance des bénéfices exceptionnel.Rend les rendements décennaux dépendants de la trajectoireÉtendue du secteur et composition des revenus
Politique de ralentissementLe contexte économique britannique, sensible aux taux d'intérêt, demeure fragile.Peut limiter à la fois l'investissement et le réajustementPolitique budgétaire et tendances d'investissement au Royaume-Uni

La véritable question pour 2035 n'est donc pas de savoir si le FTSE survivra. Il survivra très probablement. La question est de savoir si sa croissance composée sera supérieure au coût d'opportunité.

04. Perspective institutionnelle

Les données institutionnelles penchent toujours pour la modération plutôt que pour l'héroïsme.

Les études institutionnelles publiques utilisées ici ne confirment pas un scénario héroïque pour le FTSE. UBS a maintenu sa recommandation Neutre en mars 2026, même après une forte hausse. Goldman Sachs Asset Management considérait toujours le Royaume-Uni comme moins cher que ses homologues développés, sans pour autant abandonner cette perspective. Cette combinaison s'inscrit dans une stratégie à long terme fondée sur une capitalisation acceptable plutôt que sur une réévaluation explosive.

Les données officielles sont d'autant plus importantes sur une période de dix ans qu'elles permettent de déterminer si les fondements macroéconomiques s'améliorent ou se contentent de survivre. Pour l'instant, le Royaume-Uni se situe toujours dans la seconde catégorie : croissance positive, inflation élevée et absence de signes d'un équilibre stable avec des taux d'intérêt bas.

Signaux importants pour 2035
Institution / sourceMis à jourCe que cela ditPourquoi c'est important ici
Vue de la maison UBSMars 2026Position neutre malgré des objectifs FTSE plus élevésLe potentiel de hausse à long terme ne fait pas l'unanimité.
GS Asset Management2 mai 2026Les projections de films au Royaume-Uni restent moins chères qu'en Europe développée et bien moins chères qu'aux États-Unis.Offre une marge de sécurité en matière d'évaluation, et non une garantie.
ONSDonnées de mars-avril 2026Croissance positive, inflation persistanteExplique pourquoi le cas de la décennie dépend de la normalisation, et pas seulement du temps
prix historiques du FT8 mai 2026L'indice se situe autour de 10 233 après le premier franchissement de la barre des 10 000.Définit le point de départ des scénarios décennaux

La position la plus défendable pour 2035 est donc constructive mais sans sentimentalisme.

05. Scénarios

Le scénario s'étend jusqu'en 2035

Ces fourchettes sont volontairement larges car une décennie englobe plusieurs cycles économiques, élections et régimes de taux. L'objectif n'est pas une précision illusoire, mais de définir les éléments qui justifieraient une trajectoire à long terme sensiblement plus élevée ou plus basse.

Le scénario optimiste repose sur une normalisation de l'inflation, des rendements du capital stables et un resserrement partiel de l'écart de valorisation par rapport aux marchés comparables internationaux. Le scénario de base suppose une capitalisation modérée des bénéfices et des dividendes, ponctuée de replis répétés. Le scénario pessimiste part du principe que le marché reste une option secondaire pour les investisseurs à faible valorisation.

Scénarios pour le FTSE 100 à l'horizon 2035
ScénarioProbabilitéPlage de travailDéclencheur mesuréFenêtre d'examen
Taureau25%21 766 à 25 972La crédibilité de l'inflation s'améliore, les revenus restent solides et l'écart de valorisation se réduit.revue stratégique annuelle
Base50%16 368 à 19 901Les bénéfices et les dividendes s'accumulent malgré des cycles irréguliers.Annuellement après les revenus de l'année complète
Ours25%10 373 à 12 552Des taux d'intérêt réels élevés, une faible amplitude de marché et une réallocation fragile persistent.Tout changement de régime vers une inflation structurellement plus élevée

Pour les investisseurs à long terme, les points d'analyse les plus importants ne sont pas les fluctuations mensuelles. Il s'agit plutôt des changements du régime d'inflation, de la pérennité des flux de trésorerie sectoriels et de la question de savoir si les capitaux réintègrent structurellement le marché britannique.

Si ces trois facteurs s'améliorent simultanément, le FTSE pourrait largement dépasser les prévisions. Dans le cas contraire, le marché pourrait générer des revenus pendant une décennie, mais décevoir en termes de plus-values.

Références

Sources