Pourquoi l'indice AEX pourrait progresser : quels facteurs pourraient alimenter la prochaine hausse ?

Scénario de base : l’AEX conserve un potentiel de hausse crédible au cours des 6 à 12 prochains mois, à condition que les révisions des bénéfices continuent de s’améliorer et que la reprise de l’inflation en avril ne se transforme pas en une compression durable des prix de l’énergie. L’indice s’établissant à 1 010,44 le 15 mai 2026, soit seulement 1,61 % en dessous de son pic mensuel de janvier (1 027,02), le marché est suffisamment proche de ses sommets pour que la poursuite de la hausse nécessite désormais des preuves tangibles, et non plus seulement une dynamique positive.

Cotes du scénario haussier

45%

Nécessite de meilleures données sur l'inflation et des révisions positives continues.

probabilités du scénario de base

35%

Évolution stable si la croissance reste positive mais que l'inflation demeure persistante

Probabilités du scénario pessimiste

20%

Nécessite une réévaluation et des indicateurs macroéconomiques moins performants.

lentille principale

étendue des revenus

Le prochain rassemblement sera plus crédible si la participation s'élargit au-delà de quelques dirigeants.

01. Contexte historique

L'AEX présente encore un potentiel de hausse car son cours est proche de ses plus hauts, et non parce que sa valorisation est faible.

L'AEX a déjà enregistré une forte croissance composée au cours de la dernière décennie, passant de 435,88 le 31 mai 2016 à 1 010,44 le 15 mai 2026, soit un gain total de 131,82 %. Le potentiel de hausse à court terme dépend donc moins de la détection d'un marché déprimé que de la capacité à démontrer le maintien de la prime actuelle. Cette prime n'est pas irrationnelle : l'indice est fortement pondéré en leaders mondiaux tels que Shell, ASML, Unilever, ING, RELX et Prosus, ce qui lui confère une exposition directe aux flux de trésorerie du secteur de l'énergie, à la demande de semi-conducteurs et aux services d'information.

Visualisation haussière basée sur les données pour l'indice AEX
Le scénario haussier est un scénario de continuation, et non un scénario de sous-évaluation : l'AEX est suffisamment proche de ses sommets précédents pour que la prochaine phase de hausse nécessite des données macroéconomiques plus claires et une confirmation plus large des résultats.
Cadre AEX adapté aux différents horizons temporels des investisseurs
HorizonCe qui compte le plusQu'est-ce qui renforcerait la thèse ?Qu'est-ce qui affaiblirait la thèse ?
1 à 3 moisTrajectoire de l'inflation et tonalité des résultats du deuxième trimestreL'AEX se maintient au-dessus de 1 000 et l'inflation dans la zone euro ralentit pour revenir à 2,5-2,6 %.L'inflation reste proche de 3,0 % et les commentaires sur les résultats sont moins positifs.
6 à 12 moisRévisions et étendue des résultatsLes révisions positives des BPA en Europe se généralisent au-delà de quelques leaders.Les rendements dépendent uniquement de l'expansion multiple
Jusqu'en 2027La croissance macroéconomique et les investissements en IA se traduisent-ils par des flux de trésorerie réels ?La demande, tirée par ASML, se renforce et la politique de la BCE devient moins restrictive.L'énergie et l'inflation maintiennent les taux d'intérêt plus élevés pendant plus longtemps.

La configuration actuelle est constructive, mais exigeante. Les métadonnées de Yahoo Finance indiquent un plus haut sur 52 semaines à 1 036,02 et un plus bas sur 52 semaines à 882,42. L'indice est donc bien plus proche d'une zone de résistance que d'un seuil de correction. Par conséquent, les acheteurs ont besoin de preuves continues que les résultats des entreprises peuvent soutenir la hausse de l'indice de référence.

La fiche d'information d'Euronext au 31 mars 2026 indiquait également une concentration des dix premières valeurs à 75,42 % et un rendement du dividende de l'indice de 2,48 %. La prochaine reprise est d'autant plus crédible si cette concentration constitue un atout plutôt qu'un risque de dépendance excessive.

02. Forces clés

Cinq facteurs haussiers susceptibles de prolonger le mouvement

Tout d'abord, la dynamique des bénéfices en Europe s'est améliorée après une période de faiblesse. Dans ses perspectives 2026 pour les actions mondiales hors États-Unis, JP Morgan Asset Management a indiqué qu'après sept mois de révisions à la baisse du BPA, les estimations de BPA pour l'Europe en 2026 ont commencé à être revues à la hausse, les prévisions ascendantes tablant sur une croissance de 12 % en glissement annuel. La firme a toutefois précisé qu'une croissance à un chiffre moyen semblait plus réaliste. Pour l'AEX, même l'interprétation la plus prudente suffit à soutenir une nouvelle hausse si les révisions restent positives.

Deuxièmement, la macroéconomie est fragile mais reste en expansion. Selon les estimations préliminaires d'Eurostat, le PIB de la zone euro a progressé de 0,1 % au premier trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent et de 0,8 % sur un an, tandis que le taux de chômage a reculé à 6,2 % en mars. On est loin d'une période de forte croissance, mais on n'est pas non plus en récession. Dans ce contexte, la hausse des marchés actions peut se poursuivre si les bénéfices se maintiennent et si les conditions financières ne se durcissent pas davantage.

Troisièmement, la politique de la BCE est restrictive, mais ne se resserre pas davantage pour le moment. Le 30 avril 2026, la BCE a maintenu le taux de sa facilité de dépôt inchangé à 2,00 %. Un contexte de taux stables n'équivaut pas à un assouplissement, mais il est moins hostile qu'un nouveau cycle de resserrement. Si l'inflation ralentit à nouveau, le marché peut se réorienter vers une trajectoire de taux plus favorable sans qu'un événement macroéconomique majeur ne vienne perturber les anticipations.

Quatrièmement, l'AEX présente une réelle sensibilité à l'IA et aux investissements d'investissement. La composition d'Euronext révèle que ASML représente 14,69 %, RELX 6,11 %, Prosus 5,42 %, ASM International 3,67 % et BESI 1,53 %. ASML a annoncé un chiffre d'affaires de 8,8 milliards d'euros au premier trimestre 2026 et a indiqué que les investissements dans les infrastructures liées à l'IA consolidaient les perspectives de croissance du secteur, tandis qu'ASM International a constaté une nouvelle accélération de la demande tirée par l'IA au cours du trimestre. L'AEX bénéficie ainsi d'un véritable canal de revenus lié au développement de l'IA.

Cinquièmement, la stratégie institutionnelle en Europe est positive, mais sans excès. Goldman Sachs Research a indiqué le 15 janvier 2026 s'attendre à ce que le STOXX 600 affiche un rendement total de 8 % en 2026, soutenu par une croissance mondiale soutenue, la baisse des taux d'intérêt et une croissance du BPA de 5 % en 2026, suivie de 7 % en 2027. Ce constat est utile car il signifie que les perspectives haussières des professionnels pour l'Europe reposent toujours sur une croissance modérée des bénéfices et un contexte macroéconomique favorable, et non sur une flambée spéculative.

Objectif à cinq facteurs pour étui de rallye
FacteurPourquoi c'est importantÉvaluation actuelleBiais
Arrière-plan macroDétermine si les investisseurs paient plus cher pour les valeurs cycliques et la croissance de qualitéLe PIB reste positif et le chômage est faible, mais la croissance n'est pas forte.Neutre
Inflation et tauxFournit plusieurs supportsLa BCE maintient son taux directeur à 2,00 % ; l'inflation d'avril, à 3,0 %, constitue un obstacle mais pas encore une tendance.Neutre
révisions des résultatsMeilleur indicateur pour savoir si le rallye mérite de se poursuivreLes révisions en Europe se sont améliorées, passant d'un territoire négatif à un territoire positif.Haussier
Leadership lié à l'IAASML et ses concurrents peuvent tirer l'indice vers le haut.Les commentaires de l'entreprise au premier trimestre restent positifs.Haussier
ÉvaluationLa marge de manœuvre est suffisante en cas de vacillement du fond macro.Le ratio cours/bénéfice de l'ETF iShares AEX, à 18,31, est correct, mais pas bon marché.Neutre

L'hypothèse la plus optimiste ne repose donc pas sur un seul facteur. Elle combine une croissance modérée, des taux stables, des révisions positives et une demande d'investissements soutenue liée à l'IA.

03. Contre-étui

Qu'est-ce qui pourrait interrompre le rassemblement ?

Le principal risque à court terme est l'inflation. Dans la zone euro, l'inflation a atteint 3,0 % en avril 2026, contre 2,6 % en mars, et l'Institut néerlandais de la statistique (CBS) a estimé l'inflation flash aux Pays-Bas à 2,8 % en avril. Si ces chiffres s'avèrent être plus qu'un simple choc énergétique et commencent à affecter les anticipations sous-jacentes, le marché aura du mal à justifier une valorisation plus élevée.

Le second risque réside dans la faiblesse persistante de la croissance européenne, empêchant ainsi une amélioration généralisée. Le PIB de la zone euro n'a progressé que de 0,1 % au premier trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent, et le PIB néerlandais a affiché une croissance similaire. Une hausse portée uniquement par ASML, Shell et quelques valeurs défensives peut se prolonger un certain temps, mais elle est moins durable qu'une reprise soutenue par des révisions plus générales.

Le troisième risque est la concentration. Euronext indique que les dix premières valeurs représentent 75,42 % de l'indice. Si l'un des leaders déçoit quant à ses prévisions, l'indice de référence peut paraître plus faible que ne le suggèrent les seules données macroéconomiques.

Risques actuels pesant sur le scénario optimiste
RisqueDernières donnéesPourquoi c'est importantÉvaluation actuelle
Réinitialisation de l'inflationIPC de la zone euro : 3,0 % en avril 2026Peut maintenir des taux d'intérêt réels élevés et limiter l'expansion du ratio cours/bénéfice.Baissier
PIB faiblePIB de la zone euro +0,1 % en glissement trimestriel au T1 2026Cela relève le seuil à franchir pour une accélération généralisée des bénéfices.Neutre à baissier
ÉvaluationRatio cours/bénéfice (P/E) de l'AEX : 18,31 au 14 mai 2026Cela laisse moins de place à la déception.Neutre
ConcentrationLes dix premiers poids 75,42%Peut rapidement transformer la faiblesse d'une action en faiblesse de l'indice.Baissier

Le scénario haussier reste valable uniquement si ces risques demeurent contenus et ne s'accumulent pas. Un rallye peut tolérer l'un d'eux. Il devient fragile lorsqu'ils commencent à se renforcer mutuellement.

04. Perspective institutionnelle

Quelles sont les implications de la recherche professionnelle pour une progression de carrière ?

Les perspectives actions européennes de Goldman Sachs Research pour janvier 2026 tablaient sur un rendement total de 8 % pour le STOXX 600 en 2026, soutenu par une croissance du BPA de 5 % en 2026 et de 7 % en 2027. Goldman a également souligné que les actions européennes n'étaient pas bon marché historiquement, se situant dans le 71e percentile de leur PER sur les 25 dernières années. Cette situation est importante : elle indique que le potentiel de hausse existe, mais qu'il nécessite le soutien des bénéfices, car la valorisation seule ne constitue plus un facteur favorable.

Les perspectives mondiales hors États-Unis de JP Morgan Asset Management pour 2026 apportent un second éclairage utile : les estimations de bénéfices en Europe ont enfin commencé à être revues à la hausse après une longue période de dégradation, mais JP Morgan estime toujours qu’une croissance à un chiffre moyen est plus réaliste que l’estimation de 12 % basée sur une analyse approfondie. Cela constitue en réalité une mise en garde contre toute extrapolation excessive à partir d’une simple amélioration du climat des affaires.

Pour l'AEX, ces opinions institutionnelles concordent avec les données. Le potentiel de hausse est réel, mais cette évolution devrait être impulsée par les résultats et confirmée par l'étendue du marché plutôt que par une forte augmentation des multiples de valorisation.

Perspective institutionnelle pour le scénario optimiste
SourceCe qu'il disaitDateLecture pour AEX
Recherche chez Goldman SachsRendement total du STOXX 600 de 8 % en 2026 ; croissance du BPA de 5 % en 2026 et de 7 % en 202715 janvier 2026Soutient un scénario haussier modéré pour l'Europe, et non un scénario euphorique.
Recherche chez Goldman SachsLes actions européennes se situent dans le 71e percentile de leur ratio cours/bénéfice au cours des 25 dernières années.15 janvier 2026Cela signifie que la hausse d'AEX doit être liée aux résultats.
Gestion d'actifs JP MorganLes prévisions de bénéfice par action (BPA) pour l'Europe en 2026 sont redevenues positives après sept mois de révisions à la baisse ; une croissance de 12 % est attendue, mais une croissance à un chiffre moyen serait plus réaliste.La page Outlook 2026 a été indexée le mois dernier.Une tendance positive à la révision compte plus que des hypothèses de croissance héroïque.

Le message institutionnel dominant est que l'Europe peut encore se redresser, mais que la qualité de ce redressement est essentielle. Des gains modestes et des multiples élevés sont moins fiables que des révisions plus larges et des données d'inflation plus stables.

05. Scénarios

Scénarios concrets à 6-12 mois

Les scénarios présentés ci-dessous sont des estimations de l'auteur, basées sur le niveau actuel de l'AEX, le pic de janvier 2026, la fourchette sur 52 semaines, les données macroéconomiques européennes et les analyses institutionnelles citées précédemment. Il ne s'agit pas d'objectifs de cours fixés par des tiers.

Scénarios de prochain rallye de l'AEX
ScénarioProbabilitéGammeConditions de déclenchementQuand réviser
Taureau45%1 035-1 075L'indice AEX se redresse et se maintient au-dessus de 1 027, l'inflation dans la zone euro ralentit et se rapproche de 2,5-2,6 %, et les révisions des BPA en Europe restent positives après la publication des résultats du deuxième trimestre.Un examen sera effectué après la prochaine réunion de la BCE et après la principale période de publication des résultats du deuxième trimestre.
Base35%975-1 035La croissance reste positive mais lente, l'inflation demeure tenace et le leadership reste concentré.Examen mensuel avec les publications sur l'inflation et le chômage
Ours20%920-975L'indice AEX perd 980 points, l'inflation reste proche de 3 % et les commentaires des entreprises évoquent un affaiblissement de la demande ou un ralentissement des commandes.Réexaminez immédiatement la situation si l'indice passe sous la barre des 980 en volume ou si les révisions redeviennent négatives.

La conclusion tactique est simple. Les acheteurs doivent attendre une confirmation au-dessus du sommet de janvier ou une nette amélioration de l'inflation avant de considérer la prochaine phase de hausse comme durable. Les détenteurs peuvent rester optimistes, mais leur position est plus solide si elle est étayée par des révisions à la hausse plutôt que par de simples espoirs.

Si les données économiques sont favorables, l'AEX peut encore atteindre de nouveaux sommets. Dans le cas contraire, le scénario le plus probable n'est pas un effondrement immédiat, mais plutôt une phase de consolidation où les résultats des entreprises joueront un rôle prépondérant.

Références

Sources