Informations vérifiées le 6 novembre 2026 à 21 h 21, heure de Suisse (CET, UTC+01:00).
Sur une prise de sang, le cholestérol LDL et le cholestérol HDL renseignent sur deux modes de transport du cholestérol dans le sang. Un LDL trop élevé favorise la formation de plaques dans les artères ; le HDL participe au retour du cholestérol vers le foie. Pour interpréter les résultats, il faut surtout tenir compte du risque cardiovasculaire global : une même valeur de LDL peut appeler une prise en charge différente selon les personnes.
Les objectifs européens confirmés en 2025 restent liés à ce risque. La Fondation Suisse de Cardiologie rappelle que plus le risque cardiovasculaire est élevé, plus l’objectif de LDL est généralement bas. Le chiffre indiqué par le laboratoire ne remplace donc pas une discussion avec son médecin.
Destaques
- Le LDL est une cible majeure de prévention cardiovasculaire ; le HDL apporte une information complémentaire.
- Les objectifs de LDL vont notamment de moins de 3,0 à moins de 1,4 mmol/l selon le niveau de risque.
- Un HDL favorable n’annule pas à lui seul les effets d’un LDL élevé.
- Alimentation, activité physique et, si nécessaire, médicaments font partie des options à examiner individuellement.
Quelle est la différence entre le cholestérol LDL et le HDL ?
Le cholestérol est une substance nécessaire à l’organisme. Comme il circule mal seul dans le sang, il est transporté dans des particules appelées lipoprotéines. Les abréviations LDL et HDL désignent deux catégories de ces transporteurs ; les résultats indiquent la quantité de cholestérol qu’ils contiennent.
Le LDL transporte notamment le cholestérol du foie vers les cellules. Lorsqu’il est présent en excès, du cholestérol peut s’accumuler dans la paroi des artères et contribuer à l’athérosclérose. Avec le temps, les plaques peuvent entraver la circulation ou se rompre et provoquer un infarctus ou un accident vasculaire cérébral. C’est pour cette raison qu’on parle souvent de « mauvais cholestérol ».
Le HDL, souvent appelé « bon cholestérol », participe au transport du cholestérol excédentaire vers le foie. Cette appellation est une simplification : un taux de HDL élevé ne garantit pas une protection et ne compense pas automatiquement un LDL supérieur à l’objectif. La Fondation Suisse de Cardiologie décrit le rôle respectif de ces lipoprotéines.
Quelles sont les valeurs normales de LDL en Suisse ?
Les résultats sont généralement exprimés en millimoles par litre, soit mmol/l. Il n’existe pas un seul objectif de LDL valable pour tous les adultes. À titre de repère, la brochure de la Fondation Suisse de Cardiologie sur le cholestérol présente les cibles suivantes :
- Risque faible : LDL inférieur à 3,0 mmol/l.
- Risque moyen : LDL inférieur à 2,6 mmol/l.
- Risque élevé : LDL inférieur à 1,8 mmol/l.
- Risque très élevé : LDL inférieur à 1,4 mmol/l.
Ces chiffres sont des objectifs à discuter, pas des seuils permettant de décider seul d’un traitement. Chez les personnes à risque élevé ou très élevé, une réduction d’au moins 50 % par rapport à la valeur initiale peut aussi être visée. Les recommandations européennes actualisées en 2025 ont confirmé les objectifs de LDL par catégorie de risque. Le médecin détermine la catégorie et la cible applicable selon la situation personnelle.
Par exemple, un LDL de 2,4 mmol/l est inférieur à l’objectif indicatif de 2,6 mmol/l pour un risque moyen, mais supérieur à celui de 1,4 mmol/l pour un risque très élevé. Un résultat marqué comme acceptable par le laboratoire peut donc rester au-dessus de la cible fixée après un infarctus. Inversement, dépasser une valeur affichée ne signifie pas automatiquement qu’un médicament est nécessaire.
Quel taux de HDL faut-il avoir ?
Un HDL bas est un élément parmi d’autres dans l’évaluation du risque. À titre indicatif, les intervalles publiés par le laboratoire du CHUV signalent un HDL inférieur ou égal à 1,0 mmol/l comme valeur seuil. Les repères peuvent varier selon le laboratoire et le contexte clinique. Plutôt que de chercher à modifier isolément le HDL, il est utile d’examiner l’ensemble du bilan et les mesures de prévention adaptées.
Comment lire les autres chiffres du bilan lipidique ?
Le cholestérol total regroupe plusieurs fractions : il ne suffit pas, à lui seul, à préciser le risque. Les triglycérides sont d’autres graisses circulantes. Le cholestérol non-HDL, calculé en soustrayant le HDL du cholestérol total, apporte aussi une indication sur les particules susceptibles de contribuer à l’athérosclérose.
Le LDL indiqué sur la feuille peut être calculé à partir du cholestérol total, du HDL et des triglycérides. Au laboratoire du CHUV, ce calcul est effectué lorsque les triglycérides sont inférieurs à 4,5 mmol/l. Les méthodes et les indications peuvent varier selon les laboratoires.
Le prélèvement ne nécessite pas systématiquement d’être à jeun, mais un jeûne peut être demandé dans certaines situations ou pour d’autres analyses effectuées en même temps. Suivez les consignes du laboratoire ou du professionnel qui a prescrit le bilan.
Pourquoi le LDL peut-il être élevé ?
L’hérédité joue parfois un rôle important. L’alimentation, certaines maladies, notamment une hypothyroïdie ou une maladie rénale, et certains médicaments peuvent également influencer le bilan. Un LDL très élevé ou des infarctus précoces dans la famille peuvent conduire à rechercher une hypercholestérolémie familiale. Signalez ces antécédents au médecin, même si vous vous sentez en bonne santé : un taux élevé ne provoque généralement pas de symptôme.
Pour estimer le risque, le professionnel prend aussi en compte notamment l’âge, la tension artérielle, le tabagisme, le diabète, les maladies cardiovasculaires connues et les antécédents familiaux. Dans certaines situations, une mesure de la lipoprotéine(a), ou Lp(a), peut aider à affiner cette évaluation.
Que faire si son cholestérol est trop élevé ?
Prenez rendez-vous pour interpréter le bilan avec le professionnel qui l’a demandé. Apportez si possible vos anciens résultats et la liste de vos médicaments. Demandez quelle est votre cible personnelle de LDL, si un contrôle est nécessaire et si une cause familiale ou une autre maladie doit être recherchée.
Une alimentation de type méditerranéen, riche en légumes, légumineuses et céréales complètes, ainsi qu’une activité physique régulière, contribuent à la santé cardiovasculaire. Remplacer une partie des graisses saturées par des graisses insaturées, par exemple l’huile de colza ou d’olive, peut aider à réduire le LDL. Arrêter de fumer est également bénéfique pour le cœur et les vaisseaux.
Ces mesures ne suffisent pas toujours à atteindre la cible, en particulier lorsque le risque est élevé ou qu’une prédisposition génétique est présente. Le médecin peut proposer une statine ou un autre traitement selon le bénéfice attendu et la tolérance. Ne modifiez pas et n’arrêtez pas un traitement prescrit sans en parler avec lui ; en cas d’effets indésirables, un ajustement peut être envisagé.
FAQ
Un cholestérol total élevé signifie-t-il forcément un LDL élevé ?
Non. Le cholestérol total comprend plusieurs fractions, dont le HDL. Il faut examiner les valeurs séparément et les replacer dans le contexte du risque cardiovasculaire.
Peut-on avoir un LDL élevé sans symptôme ?
Oui. Un excès de cholestérol ne provoque généralement pas de symptôme ; la prise de sang permet de le détecter.
Un bon HDL suffit-il à protéger le cœur ?
Non. Le HDL est une information utile, mais il ne supprime pas le risque lié à un LDL élevé ni celui associé aux autres facteurs cardiovasculaires.